Le test immunochimique de recherche de sang occulte dans les selles, appelé RSOSi ou FIT, détecte de minuscules traces de sang invisibles. Il peut repérer un polype ou un cancer colorectal avant l’apparition de symptômes.
Qui devrait faire le test?
Au Québec, le RSOSi est recommandé tous les 2 ans aux personnes de 50 à 74 ans à risque moyen, sans symptôme, sans antécédent personnel de polype, cancer colorectal ou maladie inflammatoire de l’intestin et sans antécédent familial important.
À partir de 40 ans, une histoire familiale de cancer ou de polypes peut mener à un RSOSi plus tôt ou directement à une coloscopie. Le choix dépend de l’âge du proche atteint et du nombre de personnes touchées.
Dans quelles situations le RSOSi n’est-il pas le bon premier test?
La présence de sang visible, de selles noires, d’un changement persistant du transit, d’une anémie inexpliquée, d’une perte de poids ou d’une douleur abdominale nécessite une évaluation diagnostique plutôt qu’un dépistage de routine.
Un antécédent de cancer, polype, colite inflammatoire ou syndrome génétique requiert un programme personnalisé, souvent avec coloscopies périodiques.
Comment faire le prélèvement?
Le nécessaire est remis après une prescription ou une évaluation. À la maison, une petite quantité de selles est prélevée avec la tige du dispositif, sans remplir le tube ni mélanger l’échantillon à l’urine ou à l’eau de toilette.
Suivez exactement la feuille d’instructions, notez la date et rapportez rapidement l’échantillon au point de service indiqué. Un délai trop long ou un prélèvement inadéquat peut rendre le test impossible à analyser.
Que signifient les résultats?
Un résultat négatif signifie qu’aucune quantité anormale de sang n’a été détectée. Il n’exclut pas totalement un cancer; le test doit être répété tous les 2 ans tant que vous êtes admissible.
Un résultat positif n’est pas un diagnostic de cancer. Environ 50 personnes sur 1 000 obtiennent un résultat anormal; une coloscopie est alors recommandée pour trouver la source du sang et retirer les polypes au besoin.
Avantages et limites
Répété régulièrement, le RSOSi réduit le risque de développer ou de mourir d’un cancer colorectal. Il est simple, non invasif et ne demande généralement ni régime spécial ni préparation intestinale.
Le test peut être faussement positif, par exemple en présence d’une autre source de saignement, ou rarement faussement négatif. Il ne remplace jamais une consultation lorsqu’un symptôme apparaît entre deux tests.
Après une coloscopie
La coloscopie visualise le côlon et permet d’enlever certains polypes ou de faire une biopsie. Elle exige une préparation laxative et comporte de rares risques, notamment saignement ou perforation.
Le calendrier après la coloscopie dépend de sa qualité et de ce qui a été trouvé. Demandez toujours quand le prochain RSOSi ou la prochaine coloscopie devra être réalisé.
À la Clinique Bina, nous pouvons évaluer votre niveau de risque, prescrire le RSOSi lorsqu’il convient et assurer le suivi d’un résultat anormal. Un test simple devient réellement préventif seulement lorsqu’il est fait régulièrement et suivi correctement.
Sources officielles
- Gouvernement du Québec — Dépistage du cancer colorectal
- Gouvernement du Québec — Instructions pour le test RSOSi
Ce document fournit de l'information générale et ne remplace pas une consultation, un diagnostic ou un traitement personnalisé.



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