L’intelligence artificielle est déjà présente dans plusieurs domaines de la santé : analyse d’images, aide au diagnostic, repérage de facteurs de risque, recherche médicale, rédaction de notes et organisation des soins. Elle peut soutenir les professionnels, mais elle ne remplace ni leur expertise ni la relation humaine avec le patient.
Quels sont les avantages possibles?
- L’IA peut analyser rapidement de grandes quantités de données et attirer l’attention sur des anomalies ou des tendances qui doivent être examinées.
- Elle peut aider à structurer l’information clinique, résumer des dossiers volumineux et soutenir certaines décisions lorsqu’elle est intégrée à un processus médical validé.
- Les scribes médicaux utilisant l’IA peuvent réduire le temps consacré à la documentation, ce qui peut permettre au professionnel de se concentrer davantage sur l’échange avec le patient.
- À plus long terme, l’IA pourrait faciliter une médecine plus personnalisée et améliorer l’accès à certains services, à condition que les outils soient fiables, équitables et correctement encadrés.
Quels sont les principaux risques?
- Une IA peut produire une réponse fausse ou inventée avec un ton très convaincant. Ces erreurs, parfois appelées « hallucinations », peuvent entraîner de mauvaises décisions si personne ne les vérifie.
- Un système entraîné avec des données incomplètes ou peu représentatives peut reproduire des biais et offrir de moins bons résultats à certains groupes de patients.
- L’utilisation d’informations médicales dans un outil non sécurisé peut compromettre la confidentialité. Même sans nom, certains détails peuvent permettre d’identifier indirectement une personne.
- Une dépendance excessive envers la technologie peut diminuer la vigilance clinique ou faire oublier qu’un algorithme ne connaît pas toute l’histoire, les valeurs et les préférences du patient.
Les précautions essentielles au Québec
- Le Collège des médecins du Québec rappelle que le médecin doit comprendre les limites de l’outil, vérifier l’exactitude de son contenu et demeure responsable de la qualité de l’acte médical.
- Les renseignements permettant d’identifier un patient ne devraient pas être versés dans un outil d’IA grand public ou non certifié. Les outils utilisés en clinique doivent respecter les exigences de sécurité et de protection de la vie privée.
- Lorsqu’un scribe IA capte une conversation médicale, le consentement explicite du patient est requis. Le patient doit comprendre l’objectif, les bénéfices, les risques et les limites de cette utilisation et peut retirer son consentement.
Comment les patients peuvent-ils utiliser l’IA prudemment?
- Utilisez les réponses d’un outil public comme point de départ pour préparer des questions, et non comme diagnostic ou ordonnance.
- Évitez de transmettre votre nom, votre numéro d’assurance maladie, des rapports, des photos ou d’autres renseignements permettant de vous identifier.
- En cas de symptômes graves ou urgents, n’attendez jamais la réponse d’un outil numérique : appelez le 9-1-1 ou consultez rapidement.
À la Clinique Bina, nous considérons que l’IA doit augmenter les capacités du professionnel, sans remplacer le jugement clinique, la confidentialité, la transparence ni la décision partagée avec le patient.
Sources officielles
- Collège des médecins du Québec — L'intelligence artificielle en médecine
- Collège des médecins du Québec — Scribe et intelligence artificielle
Ce document fournit de l'information générale et ne remplace pas une consultation, un diagnostic ou un traitement personnalisé.



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