La mammographie utilise de faibles doses de rayons X pour trouver un cancer du sein trop petit pour être palpé. Elle peut réduire la mortalité par cancer du sein, mais elle comporte aussi des limites et des examens supplémentaires possibles.
Qui est admissible au PQDCS?
Le Programme québécois de dépistage du cancer du sein s’adresse aux femmes assurées par la RAMQ de 50 à 74 ans et propose une mammographie tous les 2 ans.
Avant 50 ans ou après 74 ans, la décision est individualisée. Une mutation génétique, une irradiation thoracique antérieure ou une forte histoire familiale peut nécessiter une surveillance plus précoce avec mammographie et parfois IRM.
Comment se préparer?
Le jour de l’examen, évitez déodorant, antisudorifique, poudre, crème et parfum sur les seins ou les aisselles, car ces produits peuvent créer des images trompeuses. Portez idéalement un vêtement deux pièces.
Signalez une grossesse possible, des implants, un stimulateur cardiaque, un neurostimulateur, une mobilité réduite ou une chirurgie antérieure. Si vos seins sont sensibles, un rendez-vous peu après les règles peut être plus confortable.
Comment l’examen se déroule-t-il?
Une technologue certifiée place chaque sein entre deux plaques et le comprime quelques secondes. Habituellement, deux images de chaque sein sont prises, de face et de côté.
La compression peut être inconfortable ou douloureuse, mais elle améliore l’image et réduit la dose nécessaire. L’examen est bref et l’inconfort cesse généralement dès que la compression est relâchée.
Résultat normal ou anormal
Un résultat normal signifie qu’aucune anomalie préoccupante n’a été vue. Il n’exclut pas tous les cancers; consultez si un changement apparaît avant la prochaine mammographie.
Un résultat anormal ne signifie pas nécessairement cancer. Des images supplémentaires, une échographie ou une biopsie peuvent être demandées; environ 95 % des examens complémentaires ne révèlent pas de cancer.
Avantages et limites
Le dépistage trouve souvent les cancers à un stade plus précoce, augmente les chances de guérison et peut réduire le besoin de chimiothérapie. La participation demeure un choix éclairé.
La mammographie peut manquer un cancer, surtout dans un sein dense, produire un faux positif ou découvrir un cancer très lent qui n’aurait jamais causé de problème, ce qui peut mener à un surdiagnostic et à un traitement inutile.
Les symptômes ne doivent pas attendre
Une nouvelle masse, un écoulement sanglant, une rétraction du mamelon, une peau d’orange, une rougeur persistante ou un changement de forme nécessite une évaluation clinique, même après une mammographie normale.
Une mammographie demandée pour un symptôme est diagnostique et peut suivre un parcours différent du PQDCS. Apportez vos anciennes images si elles ont été faites dans un autre centre.
À la Clinique Bina, nous pouvons vérifier votre admissibilité, évaluer les facteurs de risque et assurer le suivi du rapport. Le dépistage est plus utile lorsqu’il s’accompagne d’une décision éclairée et d’un suivi rapide de toute anomalie.
Sources officielles
- Gouvernement du Québec — Programme québécois de dépistage du cancer du sein
- Gouvernement du Québec — Mammographie de dépistage
- Gouvernement du Québec — Avantages, inconvénients et limites
Ce document fournit de l'information générale et ne remplace pas une consultation, un diagnostic ou un traitement personnalisé.



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